Marquesas I
Colour portrait of a Tama Ènana in traditional dress
Colour portrait of a Tama Ènana in yellow traditional dress
Colour portrait of a Tama Ènana holding a paddle
Marquesas I Marquesas II Zanskar
Photographs
FR ENG

Cette série de 20 portraits d’habitants des îles Marquises témoigne du lien ancestral qui unit ce peuple à la mer. Ils se désignent comme Ènana, ce qui signifie Homme ou Être Humain, et nomment ce territoire Te Henua Ènana, la Terre des Hommes. Leur archipel est le plus isolé au monde de tout continent, ce qui, de leur point de vue, les place au centre de l’immensité océanique. Malgré l’existence de liaisons aériennes, le Grand Océan demeure pour eux le lien entre toute chose, entre la terre et les hommes, entre les îles, entre les Ènana d’aujourd’hui et leurs ancêtres arrivés en pirogue double, guidés par la navigation aux étoiles.

Sur chaque portrait, la mer se révèle comme une présence symbolique et intériorisée. À travers un tatouage facial en forme de queues de bonite, une pagaie à tête d’oiseau, la musique d’une conque marine, ou des ornements traditionnels, ces femmes et ces hommes se présentent comme Tama Ènana, c’est-à-dire comme enfants ou descendants de l’archipel. Ils célèbrent à la fois une lignée humaine et le lien essentiel qui les unit à la nature et à ses forces. En revêtant le tapa, ce tissu en écorce battue porté jadis par les premiers Polynésiens, ils s’inscrivent dans un continuum mer, terre, arbre, ciel, et homme. Pris isolément, ces éléments demeurent fragiles, mais une fois reliés, ils forment un tout, puissant et indissociable.

This series of 20 portraits of inhabitants of the Marquesas Islands bears witness to the ancestral bond between this people and the sea. They call themselves Ènana, meaning Man or Human Being, and name their territory Te Henua Ènana, the Land of Men. Their archipelago is the most isolated in the world from any continent, placing them, from their point of view, at the centre of the ocean’s immensity. Despite air links, the Great Ocean remains the connection between all things: land and people, the islands, today’s Ènana and their ancestors, who arrived by double canoe guided by the stars.

In each portrait, the sea is revealed as a symbolic, internalised presence. Through a facial tattoo shaped like bonito tails, a bird-headed paddle, the music of a conch shell or traditional ornaments, these women and men present themselves as Tama Ènana, children or descendants of the archipelago. They celebrate both a human lineage and the essential bond uniting them with nature and its forces. Wearing tapa, the beaten-bark cloth once worn by the first Polynesians, they enter a continuum of sea, land, tree, sky and humanity. Taken separately, these elements remain fragile; connected, they form a powerful, indivisible whole.

Marquesas I Marquesas I
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